Politique étrangère

Une économie à la fois prospère, stable et qui a été moins durement touchée par la crise économique (par rapport à ses voisins de la Caraïbe) permet à Trinité & tobago d’affirmer son rôle déterminant au sein de la CARICOM. Ce pays est par ailleurs un des initiateurs de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), dont le secrétariat général se trouve à Port d’Espagne. Trinité-et-Tobago est également le siège d’autres structures régionales (Groupe d’action financière des Caraïbes, Centre caribéen d’épidémiologie:CAREC et la Cour Caribéenne de Justice).

Port d’Espagne s’emploie à développer ses rapports avec l’Amérique latine, et notamment avec le Venezuela avec qui il partage d’importantes ressources pétrolières et gazières. Le projet PETROCARIBE, lancé par Caracas, et qui vise à fournir du pétrole aux Etats insulaires de la Caraïbe à des conditions préférentielles, apparaît toutefois aux autorités trinidadiennes comme une menace potentielle au monopole que le pays souhaite garder sur la zone dans le domaine pétrolier.

Le voyage au Sommet du Commonwealth en Ouganda (2007) a marqué un tournant dans l’approche du Premier ministre de l’époque M. Manning vis-à-vis de la politique étrangère trinidadéenne avec l’Afrique. Le gouvernement actuel, sous la direction de Mme Kamla Persad - Bissessar continue à explorer des nouvelles opportunités énergétiques que présente le continent africain. Ainsi au cours des cinq dernières années, les relations avec le Nigéria et le Ghana essentiellement autour des projets pétroliers et des stages de formation (pour les jeunes, sur les techniques d’exploration et d’exploitation du pétrole) se multiplient.

Avec l’Asie, les relations sont peu substantielles, en dépit de la présence d’une importante communauté originaire du sous-continent indien.

Les relations politiques avec les Etats membres de l’Union européenne restent dans l’ensemble assez limitées en dépit d’une importante aide européenne. Dans le cadere du 10ème FED (2008/2013), Trinidad et Tobago s’est vu octroyer un montant indicatif de 25,5 Millions d’euros en ressources programmables (la France y a contribué à hauteur d’environ 20%). La Commission, en accord avec les Etats membres, a décidé de consacrer les deux-tiers du budget à la transition socio-économique et le dernier tiers à la gouvernance.

a) Programme d’appui à la Transition économique (16,3 millions d’euros) qui représente 64% de l’enveloppe budgétaire bilatérale : programme prioritaire
Ce programme qui a pour objectif de réduire la dépendance de Trinidad & Tobago vis-à-vis du secteur énergétique en l’aidant à promouvoir des activités à haute valeur ajoutée dans des secteurs non liés à l’énergie, se ventile en trois projets :

1/ appuyer le développement des connaissances des secteurs industriels et commerciaux à travers des coopérations université-entreprises, en utilisant les résultats obtenus par le 9è FED ;

2/ promouvoir les activités tournées vers l’exportation, innovantes et à haute valeur ajoutée ;

3/promouvoir l’adoption d’une culture de l’innovation pour développer les compétences entrepreneuriales, la recherche développement, le capital risque, etc.

b) Programme de renforcement de la gouvernance (8 millions d’euros) : programme secondaire.

Ce programme se déclinait en deux projets principaux :

1/amélioration du système de justice criminelle, l’efficacité de la police et des institutions judiciaires. Seule une partie consacrée au blanchiment d’argent et à la lutte contre les trafics de drogue a été maintenue dans le programme d’amélioration des services de police.

2/ réexamen de la législation environnementale, ce programme a été revu avec l’arrivée du nouveau gouvernement en mai 2010 ; celui-ci a souhaité mettre davantage l’accent sur la protection de l’environnement.

Dernière modification : 19/04/2011

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